mardi 27 avril 2010

Jour 6 - soir

Petit bonhomme, petit bonhomme de chemin, parfois on ne sait pas combien de temps tu tiendras. Ta ténacité nous a surpris. Forgé de toutes nos mains, dans un élan d'enthousiasme spontané (une vraie bi-émotion), on ne savait pas combien de temps tu resterais accroché au toit de notre voiture. Combien de temps tu resterais accroché à la vie.

D'abord, tu as perdu la tête. Qu'à cela ne tienne, tu es resté fier et ta fureur de vivre s'est sentie jusqu'en haut de la côte que nous avons gravie ensemble. Ta disparition fut saluée d'un joyeux «HAAAA!!!» de nos voix unies. Nous t'aurons aimé autant que ces poneys que nous ne cessons de voir lors de notre tournée (En fait, comme le petit Prince, nous ne voyons pas les poneys en tant que tel, mais bien leurs habitacles. On ne voit bien qu'avec les yeux du coeur.) et tu resteras le symbole de tous ces projets que nous pouvons croire éphémères, mais qui restent, combattants. Qui font boule de neige.

Après tant d'années, le spectacle que nous jouons avec une fougue sans cesse renouvelée, malgré ses blacklights (dont les enfants raffolent quand même), sa bande sonore d'une autre époque (du siècle dernier!) et sa manipulation traditionnelle cachée arrive toujours à ébaubir les foules pré-pubères. Qui l'aurait crû?

C'est une véritable boule de neige que cette aventure théâtrale.

Que jamais elle ne fonde.

2 commentaires:

  1. En Beauce on vous dirait de faire attention aux chevreuils et aux guèvres ... mais ... cette fois, je vous dirai de faire attentions aux poneys sur la route ... il sont très nombreux !
    Vous êtes vraiment débile ! :)

    RépondreSupprimer
  2. Un peu débiles, oui, mais on a ben du fun!

    RépondreSupprimer